Une question d'hormones
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une vitesse telle, que nous n'avons pas réellement le temps de penser, à ce qui nous attire, et à ce qui nous motive à retourner vers la forêt, année après année.
Un peu plus tard à la retraite, il est bon de retracer pourquoi nous avons vécu ces moments d'euphorie, reliés à la chasse au chevreuil à l'arc, ces impressions de déjà vu et ces sentiments diffus, mais combien présents, qui nous habitent à chaque ouverture. Je vais essayer dans cet article, de vous expliquer les changements dans l'organisme d'un chasseur au chevreuil à l'arc, à l'approche de la prochaine saison de chasse.
Des sens nettement plus développés
Le chevreuil de par sa constitution, est équipé de sens plutôt bien développés. Son sens de l'ouie, est plusieurs fois supérieur à celui des autres animaux. Le chevreuil possède, un oeil de chaque côté de la tête, ce qui lui donne une vision périphérique de plus de 320 degrés, et la possibilité de détecter rapidement les mouvements des prédateurs.
Enfin son sens de l'odorat, est beaucoup plus développé que celui du chien. Ses sens super développés, et son instinct de survie, lui permettent de survivre, et de se reproduire partout en Amérique du nord.
La hausse du taux d'adrénaline
Toute préparation d'avant-chasse, a comme conséquence d'accentuer l'anticipation, et de hausser le taux d'adrénaline. Peu importe que le chasseur, fasse son scouting d'hiver, ou des visites d'observation à la jumelle des chevreuils, tard en soirée pendant l'été, l'excitation et l'anticipation, augmentent le taux d'adrénaline, continuellement. L'augmentation importante du taux d'adrénaline, produit chez le chasseur à l'arc, une euphorie temporaire difficilement contrôlable.
Lorsque arrive la période de chasse à l'arc, proprement dite, le chasseur doit d'abord se préparer, en ayant en arrière pensée les sens très développés, du chevreuil. Il y a dans les faits, tout un rituel de préparation, allant de l'hygiène personnelle sans odeur, auquel s'ajoute le lavage du linge de chasse, dans un savon, spécial, qui le laissera sans odeur mais aussi sans luminosité apparente.
Un déménagement temporaire
Il sont assez rares les chasseurs, qui chassent dans la cour arrière de leur maison. Ainsi la période de chasse, occasionne-t-elle un déménagement temporaire, pour plusieurs jours au camp de chasse. Ce déménagement occasionne également, une anticipation exceptionnelle de résultat.
Peu importe, si un chasseur a récolté un chevreuil l'année dernière, le désir de faire mieux d'année en année, est toujours présent. Puis il y a toujours cette compétition amicale, entre chasseurs qui alimente l'anticipation, de façon démesurée.
Dans les journées, précédant la date d'ouverture de la saison, de chasse à l'arc, certains chasseurs ont un taux d'adrénaline tellement élevé, qu'ils ont énormément de difficulté à dormir. Généralement, cependant pour plusieurs chasseurs, devant les insuccès des premiers jours de chasse, le taux d'adrénaline, tombe rapidement et revient à la normale.
L'euphorie, causée par le surplus soudain d'adrénaline, à chaque fois que je me retrouve en forêt, alimente particulièrement ma passion, pour la chasse au chevreuil à l'arc.
C'était l'opinion du blogueur ce 14 décembre 2018.
André Nanook Simard




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