Les opposants au registre québécois des armes à feu, ne lâchent pas le morceau. Plusieurs appellent même à défier la loi en la boycottant, un message qui semble trouver un certain écho auprès des chasseurs, et des propriétaires de pourvoirie.
Et puis, on a déjà un permis: les policiers peuvent déjà savoir, qui a un permis ou pas, et agir en conséquence. On ne peut pas dire aux gens, de faire de la désobéissance civile, mais on comprend qu’ils ne veuillent pas enregistrer leurs armes. Mais on attend de voir ce qui se passe.
La Tuque, a refusé de prendre position contre le registre, comme l’ont fait de 200 municipalités québécoises. Il craint même que ce registre ait un impact négatif, sur les pourvoyeurs, en décourageant des chasseurs, de pratiquer cette activité.
«Il y en a qui se débarrassent de leurs armes. Ils sont tannés, ils trouvent ça trop compliqué, surtout les chasseurs plus âgés. Ils disent: si on n’a pas le droit (de chasser), on n’ira plus. Éventuellement, je crois que ça va donner un coup aux pourvoiries.»
Les chasseurs vont continuer à chasser, alors je ne pense pas être affecté. Mais c’est totalement ridicule d’avoir créé ce nouveau registre. Ça ne changera rien, ils feraient mieux de mettre, cet argent en santé mentale. Et puis, ce n’est pas vrai que c’est simple: quand j’ai voulu enregistrer mes armes, on m’a envoyé une lettre pour me dire de recommencer parce qu’il fallait, que je mesure le canon de chacune d’entre elles. Puis après ça, on m’a dit que finalement, ce n’était pas nécessaire. Ce n’est vraiment pas clair, leur affaire.»
Ces positions reflètent celles d’une bonne majorité de la clientèle, de son événement. Il croit par ailleurs que le boycottage du registre est la meilleure façon de forcer le gouvernement du Québec, à faire marche arrière. Si les gens n’enregistrent pas leurs armes, il n’aura pas le choix que de laisser tomber le registre. Le gouvernement a une patate chaude entre les mains et il ne sait pas trop quoi faire avec, je crois.
Qu’ils améliorent un peu le contrôle, pour les gens qui ont un passé criminel, ça ne me dérange pas, mais sinon, je trouve ça ridicule,
Que ceux qui chialent ne les enregistrent pas, mais qu’ils soient prêts à payer les amendes. Mais notre clientèle, c’est surtout des jeunes, ça ne les dérange pas d’enregistrer leurs armes. Eux, ils ont compris l’utilité de ce registre.»
En janvier dernier, Québec avait indiqué que 349 952 armes avaient été enregistrées, soit 20% des armes en circulation dans la province. Les contrevenants à la loi risquent de recevoir une amende allant de 500 $ à 5000$, s’ils se font contrôler alors qu’ils ont en leur possession une arme non enregistrée alors qu’elle aurait dû l’être.
C'était l'opinion du blogueur en ce 1er mai 2019.
André Nanook Simard
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