20 oct. 2017

Recherche d'un chevreuil blessé en pleine nuit

Rechèche d'un chevreuil blessé

Après avoir tiré un chevreuil à l'arc, le chasseur laisse généralement s'écouler une petite demi-heure après qu'il a été atteint, avant d'entreprendre la recherche du chevreuil blessé. 


Ce délai permet au sang de couler en abondance. Suivre de la piste de sang est remarquablement facile, il suffit de mettre des morceaux de papier de toilette, le papier de toilette blanc, est facilement visible la nuit.

Quand l'émotion prend toute la place

Cependant, quand l'émotion de tirer un chevreuil, prend toute la place, on oublie de remiser l'arc dans le camionnette où dans le camp. Souvent, il est retrouvé mort à quelques centaines de mètres ou de verges de l'endroit où il a été touché. 

Si vous ne retrouvez pas le chevreuil blessé, que cette recherche se prolonge indûment jusqu'à la tombée de la nuit, après les heures légales de chasse. De quelle façon, un chasseur peut-il légalement rechercher, un chevreuil la nuit sur lequel il a tiré ?

En observant ces limites, on s'assure de procéder légalement à ce type de recherche. La Loi sur la conservation, tout en étant en possession d'une arme. Un arc est une arme !!! Elle stipule également que le chasseur ne peut abandonner la chair comestible d'un chevreuil, qu'il a tué à la chasse. La recherche à la tombée de la nuit d'un chevreuil blessé à la chasse à l'arc, doit respecter ces dispositions légales, surtout lorsqu'on est en possession d'un arme.


Une lampe de poche est nécessaire


Pour faciliter la tâche des chasseurs, l'utilisation d'une lampe de poche ou d'une lampe frontale dont la source d'alimentation est un courant continu d'au plus six volts est acceptés lors d'une telle recherche la nuit. Si une recherche se poursuit après la fermeture de la période de chasse, le même principe s'applique : elle doit s'effectuer sans arme.

C'était l'opinion du blogueur en ce 20 octobre 2017.

André Nanook Simard



17 oct. 2017

Un service informatisé.. (sic)

Le service informatisé du MFFP(sic)

Il y a un service informatisé au MFFP, mais il ne sert qu'aux fonctionnaires. Mais, il ne sert pas au public en général. En français, le (sic) est couramment utilisé à des fins de moquerie, pour souligner un point faible dans l'argumentation d'une personne ou introduire une réflexion ironique.


Aux avantages du service informatisé

C'est le premier critère........''améliore les services à la clientèle'', C'est un peu n'importe quoi ?? Ce n'est pas disponible à la clientèle que je suis !

''Permet d'obtenir des statistiques sur le nombre de permis délivrés''
....c'est faux sur toute la ligne. 

Quand tu prend un permis.......tu es supposé faire parti d'un service informatisé.......même quand tu enregistres un chevreuil, tu fais partie du même service informatisé,........''Le service informatisé ne marche pas comme tous les autres services informatiques du gouvernement du Québec'' !

C'était l'opinion du blogueur en ce 17 octobre 2017.

André Nanook Simard

Imposer des restrictions aux chasseurs

Un règlementation controversée


Plusieurs chasseurs ainsi que des organisations composées d'un groupes de chasseurs (FédéCP) font des pressions auprès du Ministère de la faune (MFFP), afin qu'il impose des règles différentes de récolte des mâles de chevreuils (cerf de Viginie).

 

La récolte des jeunes cerfs mâles (spikes) serait alors interdite pour obliger les chasseurs à ne récolter que les plus vieux chevreuils.  Cette méthode exige que les chasseurs ne récoltent que les chevreuils- trophées dont le panache est déjà dotés de 8 ou 10 pointes. 
J'ai déjà écrit un article sur la QDM, c'est une solution ineffficace, dans la plupart des états américains: vous avez déjà un article sur ce sujet sur le blog à l'adresse suivante: 
http://nanookqc.blogspot.ca/2017/10/quality-deer-management-qdmune-solution.html

Une baisse notoire des chasseurs à l'arc
 

Nul besoin d'être statisticien pour s'apercevoir que la popularité de la chasse à l'arc au Québec diminue constamment, comme la récolte de chevreuil l'indique assez clairement. Consécutif à cette baisse de popularité, la plupart des magasins de plein air ne tiennent plus d'arcs et de flèches en inventaire.





La récolte de chevreuils au moyen d'un arc est en baisse constante depuis 2003 dans toutes les zones, alors que les chasseurs y enregistraient 5781 chevreuils. En 2016 les statistiques nous révèlent que seulement 886 chevreuils avaient été récolté.

Le vieillissement des chasseurs

Attribuable partiellement au phénomène de vieillissement des chasseurs de chevreuil à l'arc, une migration vers les armes demandant moins d'efforts physiques s'effectue très lentement, l'arbalète en profite largement. En 2004 il n'y avait que 1154 chevreuils enregistrés avec ce type d'arme. En 2016, c'est 10 fois plus, c'est 11403 chevreuils qui étaient enregistrés. 


Je me rend compte que la chasse à l'arc, diminue plus lentement. Il ne reste plus que des irréductibles. La définition de irréductible est celle-çi: ''qui a sa nature propre, spécifique, foncièrement originale''.

C'était l'opinion du blogueur en ce 17 octobre 2017.

André Nanook Simard 





12 oct. 2017

Les sports secondaires

La chasse et ses avantages

La chasse est irremplaçable. Souvent ces activités font que le chasseur comprend mieux les défis, que nos ancêtres français ont vécu, quand ils ont foulé le territoire québécois pour la première fois.

 


Ces activités engendrent le respect pour la nature, pour ceux qui aiment s'y retrouver. Il faut certainement profiter de tous les bienfaits de la nature, mais il est important de le faire en toute sécurité. 

Petits animaux et oiseaux 

Le chasseur à l'arc sur son poste d'affut peut facilement observer tous les genres d'animaux, pendant les heures interminables qu'il passe dans la forêt. Le chasseur n'observe pas seulement les chevreuils, dans leur habitât préféré, mais épie les mouvements de tous les petits animaux, qui peuplent la forêt où il chasse.


Le chasseur est souvent le spectateur de comportements habituels, des renards et des lièvres, des ratons laveurs et des moufettes, ainsi que des écureuils et des marmottes. 




Souvent le chasseur est fortement intrigué par les habitudes des oiseaux de toutes sortes, qui gravitent autour de lui pendant le temps, qu'il est sur son poste d'affut. Il n'est pas rare que plusieurs oiseaux viennent se percher sur des branches situées à très courte distance du chasseur. 



Que ce soit une mésange ou un geai bleu à portée de main, l'émerveillement est toujours le même. La plupart des chasseurs deviennent des observateurs d'oiseaux et ont tous une encyclopédie des oiseaux de l'Amérique pour pouvoir les identifier.

La nature est une mère excessivement exigeante, quand il s'agit de survie dans la forêt. Le chasseur inexpérimenté l'apprend rapidement à ses dépens s'il ne respecte pas, les règles de base de sécurité.

C'était l'opinion du blogueur en ce 12 octobre 2017.

André Nanook Simard

8 oct. 2017

Quality Deer Management (QDM)...une solution inefficace

Supportée par qui ???


D'une part cette forme de gestion (QDM) est supportée par plusieurs organismes importants dont la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, la Fédération québécoise de la faune,la Fondation de la faune du Québec et la Fondation héritage faune.
 





Les tenants de cette forme de gestion nous affirment que la génétique des chevreuils de tout le Québec serait meilleure, que les femelles seraient ''bridées'' juste au bon moment etc...etc... sans vraiment présenter de preuve. Ils disent aussi que la récolte des gros panaches ne serait pas le but poursuivi. Les on-dits (pas de preuve) ne suffisent plus. Nous, les 150 000 chasseurs du Québec, devrions croire et suivre les yeux fermés, ce que nous disent les fédérations qui nous représentent.


Pour bien informer mes lecteurs, j'ai donc pris le temps de faire le recensement de quelques états américains qui ont essayé cette forme de gestion qu'est la ''Quality Deer Management''. Je vais essayer de vous  présenter l'essentiel de ma recherche.


Je ne vois rien de mauvais dans le fait d'être un chasseur de gros panache, en autant que ce soit légal et que ce chasseur n'essaie pas d'imposer sa vision des choses à tous les chasseurs de la province.

Les histoires que personne ne mentionne

Certains états ont fait de douloureuses expériences avec un type de gestion en particulier: la Quality Deer Management. Voici quelques exemples que j'ai relevé en furetant sur l'internet.

La Californie

En Californie, le California Department of Fish and Games a établi une restriction sur le nombre de pointes que devait comporter les chevreuils récoltés. La réglementation ''three-points-on-one-side'' a été mise en œuvre au début des années 50's. D'une part le département s'est rapidement rendu compte que de nombreuses carcasses de chevreuils, ne rencontrant pas le standard légal, étaient laissées sur le sol par les chasseurs, de peur de payer l'amende salée imposée aux contrevenants. D'autre part il est apparu lors de sondages auprès des chasseurs, que la récolte illégale de chevreuils non enregistrés approchait les 100-120% de la récolte légale. Les restrictions furent abandonnées en 1990.


L'Oregon

En Oregon. Le Oregon Department of Fish and Wildlife a utilisé la restriction ''4-points-on-one-side'' de 1968 à 1979. Le biologiste  responsable du projet s'est rendu compte que les chasseurs faisaient de nombreuses erreurs, quand ils estimaient le nombre de pointes sur les chevreuils visés. Plus de 50% de la récolte de chevreuils était illégale et laissés en forêt à pourrir. La réglementation a été abandonnée.


Le Nevada

Au Nevada, le Nevada Division of Wildlife a expérimenté la même réglementation à la fin des années 60's, mais l'a abandonné quand des études ont démontré que la récolte illégale de chevreuils était aussi importante que la récolte légale. Les chasseurs contrevenants préféraient laisser la carcasse de l'animal en forêt, plutôt que de déclarer leurs erreurs et payer l'amende salée imposée.


L'Utah

En Utah, le Utah Board of Big Game Control a aussi institué une réglementation ''four-point-or-better'' pour la chasse au ''mule deer''. Malheureusement les biologistes sont arrivés à la conclusion que les chasseurs tiraient et comptaient les pointes après. (shoot and go look).



Le Colorado

Le Colorado Division of Wildlife a aussi essayé ce genre de restrictions et les résultats ont été les mêmes. Les restrictions ont été abandonnées après quelques années.



Comme nous venons de le voir, toutes les réglementations concernant les restrictions au nombre de pointes, n'ont pas donné de résultats très encourageants dans plusieurs états des États Unis.

C'était l'opinion du blogueur en ce 8 octobre 2017.

André Nanook Simard

6 oct. 2017

Sans les revenus de la chasse

Les revenus de la chasse

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais comme chasseur de chevreuil à l'arc après analyse de la situation, je considère que le gouvernement du Québec me traite comme une source intarissable de revenus.



 Nos députés appellent ça l'indexation des permis de chasse. Le permis de chasse au chevreuil de 2017 est de $56.31. Juste pour les chasseurs, pas pour les garderies.

Les garderies coûtent $1 milliard

Comme chasseur, je ne coûte rien au gouvernement du Québec, à part  l'impression des permis de chasse. Je sauve des vies, lorsque j'empêche plusieurs automobilistes, d'atteindre les salles d'urgence des hôpitaux, en prélevant plus de 75 000 gros gibiers de nos routes à chaque année.



Je compare souvent les 500 000 chasseurs québécois, qui achètent un permis, au système de garderies qui coûte $1 milliard au gouvernement du Québec. Il y aurait environ 500 000 enfants de moins de 5 ans au Québec en 2013.


 
Une ressource renouvelable

Selon la publicité du gouvernement du Québec la faune est considérée, comme une ressource naturelle renouvelable.



Mais nos braves députés qui veulent instituer un registre des armes à feu se trompent. Au lieu d'associer la chasse à une activité dépassée, les armes comme une menace de violence, ils devraient plutôt voir les chasseurs comme une source inépuisable de revenus, et/ou de réduction de dépenses.

D'ailleurs la SEPAQ dans un document disait le 10 avril 2002:
''La mise en valeur de la faune et de ses habitats permet une injection dans l’économie du Québec, évaluée à $1.4 milliard annuellement''. Personne n'a encore évalué les épargnes que le gouvernement du Québec, réalise en favorisant la chasse.

 1- Les chasseurs sauvent des vies en abattant les gros gibiers.
 2- Les chasseurs épargnent plus d'un $1 milliard dans les hôpitaux.
 3- Les chasseurs contribuent $1.4 milliard à l'économie.

Que ferions-nous donc, sans les chasseurs ?  
 

C'est l'opinion du blogueur que je suis, en ce 6 octobre 2017.

André Nanook Simard

4 oct. 2017

L'image du chasseur à l'arc

L'image des chasseurs à l'arc


Les chasseurs sont désormais considérés comme utiles à l'environnement. L'image du chasseur féroce et sanguinaire est dépassée. Dans les faits, les chasseurs à l'arc sont devenus des gestionnaires et des protecteurs de la nature.
 
 
Ne serait-il pas le temps pour notre Ministère de la faune et pour notre Fédération, de lancer une campagne offensive avec un slogan révélateur comme celui-ci: ''Devenez un protecteur de la faune, devenez un chasseur à l'arc''. 

Préservation des habitats   
 
Les chasseurs à l'arc sont au coeur de la biodiversité. La chasse à l'arc est devenue un facteur important de conservation de l'environnement. Partout où l'on chasse avec une certaine conscience de gestionnaire, la faune et la flore se portent bien.
   

Au Québec, la plupart des chasseurs à l'arc ont des connaissances approfondies sur la biologie et sur le comportement des chevreuils. 
 
 
Les chasseurs à l'arc québécois ont depuis longtemps pris le virage du développement durable, avec l'ambition de participer à la préservation des habitats et des espèces qu'ils hébergent.
 
Mais il ne faut surtout pas oublier pour autant qu'une partie importance de la population se méfie toujours des chasseurs, car ces derniers tuent des animaux.


Évidemment, les chasseurs sont un peu démunis pour se justifier car leurs arguments sont souvent les mêmes. Ils se heurtent à la difficulté de convaincre les écolos et les végétariens que chasser est légal et légitime. 

Plus de dégâts sans la chasse 

Le nombre de chevreuils prélevés au cours de la saison de chasse 2016 s'est élevé à 52 842. Ce chiffre s'ajoute aux chiffres des années antérieures où le nombre de chevreuils récoltés(sur le continent) a varié entre 41 000 et 52 000 de 2012 à 2016.

Cette récolte élevée témoigne de l'accroissement sensible des populations de chevreuils qui causent de sérieux dégâts, notamment sur les cultures céréalières, sur les cultures légumières et sur les forêts. 

Les chasseurs participent donc comme gestionnaires à la régulation des populations de chevreuils sur le territoire du Québec.
 
C'était l'opinion du blogueur en ce 4 octobre 2017.

André Nanook Simard

L'avenir de la chasse au chevreuil

Nouvelle de la pennsylvanie

La Pennsylvanie a rapporté des chiffres de récolte de chevreuils, par les chasseurs les plus bas des 10 dernières années. De 517529 chevreuils en 2002, la récolte de 2009 n'a été que de 308920 chevreuils, visiblement 40% de moins.


Il est important de noter, que le Département de la faune de la Pennsylvanie a adopté en 2002,  imposant des restrictions importantes quant au nombre de pointes des mâles, tout en augmentant énormément l'abattage de femelles. 


Je pense comme un chasseur

Ce qui est arrivé en Pennsylvanie sera arrivé au Québec en 2017, dans la région 06. Vous y verrez une diminution marquée de la récolte de chevreuils dans l'année 2017, de l'ordre de 40%. N'eut été des permis de femelles ''émis à la tonne'', les statistiques auraient été  plus désastreuses que celles fournies par le Ministère. 

Voiçi les statistiques, Il s'est tué 8963 chevreuils en 2013. 8966 en 2014, 8414 en 2015, et 10 166 en 2016. S'ils s'est tué plus de 9 000 chevreuils dans les années antérieures (de 2013 à 2016), il va s'en tuer 40% de moins en 2017, soit 5 400, si on se fie aux pourcentages de Pennsylvanie. 
 

Je ne suis pas un spécialiste


Je ne suis ni biologiste, ni ingénieur forestier. Je ne peux que vous parler de ce que je vois, comme chasseur de chevreuil à l'arc sur le terrain, à chaque année depuis plus de 20 ans. Si ça fait de moi un ''ignorant'' pour les biologistes, un ''barbare'' et un ''sauvage'' pour les autres parties de la population, je m'assume pleinement: ''Je suis chasseur''.



Je pense réellement, que la chasse est un produit économique, essentiel aux régions rurales du Québec, comme dans la région 06. Les biologistes du Ministère en tiennent-ils compte, dans leur appréciation de la situation sur le terrain. Je n'en suis pas certain.


Non seulement le chevreuil est-il une richesse collective qu'il faut protéger, c'est un animal majestueux qui agrémente et enchante nos vies de bien des façons.


Mais, je ne suis qu'une seule opinion: ''Je suis chasseur''


C'est l'opinion du blogueur en ce 4 octobre 2017.

André Nanook Simard

2 oct. 2017

Je suis un ''chasseur''

Je suis ''chasseur''

La chasse c'est ma façon d'exister, ma façon de vivre, ma façon de dire qui je suis. Ce besoin est intérieur. Le bonheur de chasser est immense et irrésistible. Quand je chasse je me sens vivre, je sens que je fais partie de la terre, que je fais partie de la nature, que je fais partie de la vie elle-même.  Chasser, c'est une partie de ce que je suis. Je suis ''chasseur''.


Je ne peux pas me reconnaître autrement. Je ne peux pas laisser la société, me définir. Je ne fais pas partie de ces villes et de ces villages, construit sur le béton et l'asphalte. J'ai besoin d'air pur et de grands espaces, pour respirer et pour penser. 

Et ces choses n'existent pas dans les cités et les villes. Ces choses sont ailleurs, dans les collines et les montagnes, dans les arbres et les forêts sauvages, dans les torrents et les rivières. 


Je suis ''chasseur''.



Quelques fois, vous m'apercevrez près d'un ruisseau qui gazouille, comme le font les petites filles en jouant dehors. Puis à l'orée de la forêt, écoutant le bruissement du vent dans les arbres et le chant des petits oiseaux. 

La nature nous parle continuellement, mais plus personne n'a le temps d'écouter, car la vie va trop vite et à 100 à l'heure, on n'entend plus rien.


Au fil des ans, j'ai trouvé mon équilibre, mon territoire, ma place. Fier et athlétique mais rusé, prudent et nerveux, je suis imprévisible et indéchiffrable. 

Je vis dans le monde de l'instinct, dans le monde des sons et dans le monde des senteurs.


Je gravite autour de votre monde urbain, sans que vous m'aperceviez. Je ne veux surtout pas vous importuner. J'essaie juste de vivre ma vie, sans déranger personne. 

Quand je disparaîtrai, vous ne vous en apercevrez même pas, car un chasseur rusé ne laisse pas de trace, ni de senteur. 

Je suis ''chasseur''.

C'était l'opinion du blogueur en ce 2 octobre 2017,


André Nanook Simard

La peur du chevreuil

Chaque visite a son impact

Chaque fois que vous marchez dans votre territoire de chasse vous avez une influence sur les chevreuils que vous chassez. Peu importe la saison, le bruit que vous faîtes et les senteurs que vous y laissez, alertent les chevreuils.
 


Ma compréhension de cet situation fait en sorte, qu'à chaque fois que je compte entrer dans le boisé de chasse, je prends des précautions particulières.


La direction du vent, le bruit que je fais, les senteurs que je laisse derrière moi sont toutes des choses, qui vont avoir un impact direct sur la prochaine saison de chasse.   

Les réactions du chevreuil

Comprendre et savoir utiliser les réactions des chevreuils, quand ils sentent les humains trop proches, est un des moyens pour s'assurer d'avoir une chasse fructueuse, lors de la prochaine saison de chasse. Pour pouvoir comprendre comment le chevreuil réagit aux contacts avec les humains, il faut remonter à sa naissance.


Les chevreuils nouveaux-nés apprennent comme tous les autres animaux à avoir peur de l'homme. L'homme est un prédateur et le chevreuil a été une proie de l'homme depuis des siècles. La peur de l'homme provient des enseignements de la mère qui a démontré fois après fois, qu'il faut mieux se tenir loin de l'homme. 

Puis les réactions des autres membres du groupe de chevreuils, viennent confirmer ce que la mère a enseigné en réagissant instinctivement, aux rencontres fortuites avec les humains.


Je pense que c'est plutôt la senteur de l'homme, qui provoque cette réaction. Dans le cours de sa vie, le chevreuil en vient à associer la senteur de l'homme, avec sa silhouette. 

Quand vous marchez dans votre territoire de chasse, votre corps produit une senteur de transpiration, que le chevreuil trouve pas mal plus forte, que ce que vous pensez. Comme le chevreuil a appris que cette odeur représente un danger, il va faire tout ce qu'il peut pour éviter la rencontre.


Si on pense qu'un chevreuil va éviter par instinct, tout ce qui n'est pas naturel à son environnement immédiat, il va sûrement s'enfuir à l'approche d'un humain.

Comme tout animal, la mère va transmettre des milliers de renseignements au veau, pendant la première année de sa vie. Elle va lui communiquer toutes les attitudes, à adopter dans toutes les circonstances. 

Les chevreuils apprennent à courir dès les premières semaines de leur vie. Par après, ils vont apprendre à s'enfuir dès qu'un humain ou n'importe quel autre prédateur s'approche.


Je ne pense pas comme plusieurs chasseurs que le fait pour les chevreuils de voir et de sentir  plusieurs humains dans son environnement peut amener les chevreuils à devenir moins méfiants. 

Regardez ce que font les chevreuils quand ils rencontrent des humains comme des cueilleurs de bleuets, des photographes ou des marcheurs pendant l'été, ils vont s'enfuir et quand ils vont se rendre compte qu'ils ne sont pas poursuivis, ils vont retourner voir ce qui les a fait fuir. Les chevreuils sont des animaux curieux de nature. 

Quand un chevreuil n'est pas poursuivi, il peut tolérer la présence humaine pas mal plus qu'on le pense.

C'était l'opinion du blogueur en ce 2 octobre 2017.

André Nanook Simard

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