Un samedi matin à la chasse
Il est presque 5 heures du matin, quand le réveil-matin sonne brutalement. Je regarde dehors, et il fait encore nuit. Je me lève aussi tôt dans la journée, parce que je suis à la chasse au chevreuil.
Environ 20 minutes plus tard, après un petit déjeuner de céréales, je rejoins mon frère, compagnon de chasse dans l'abri-cuisinette, pour enfiler mes habits de camouflage, et mon harnais de sécurité.
Nous enfilons nos motocross, et nous progressons lentement vers notre boisé de chasse. Nous stationnons les motos, et nous progressons à pieds individuellement, vers nos miradors dans la noirceur. Nous prenons grand soin de faire le moins de bruit possible, en marchant lentement.
Puis je monte dans un poste d'affût, que j'ai installé il y a plusieurs semaines. J'accroche mon harnais de sécurité, et je monte rapidement l'arc par la corde de service. J'encoche une flèche, et j'accroche l'arc sur le support installé, à cet effet. Je m'assoie enfin dans la noirceur, pour la première journée de chasse au cerf de Virginie.
Un magnifique moment
Au début, c'est le silence total. Puis la lumière commence lentement à apparaître, les oiseaux commencent à chanter, les écureuils marchent dans les feuilles séchées. Le soleil se lève. Quel magnifique moment, de la journée.
Il est presque 7.00 heures, quand je vois une ombre se glisser à travers les arbres. Le tremblement fin, qui secoue mes membres chasse la torpeur, qui s'était emparé de moi par la longue attente. Il y a quelque chose, de profondément viscéral, quand un chasseur aperçoit sa proie, pour la première fois.
Quand le chevreuil s'approche, je bande mon arc, je repère l'animal à travers mon oeilleton, je pose la mire de 20 mètres, sur la zone vitale et j'actionne le déclencheur. La flèche, touche le chevreuil à l'endroit visé. L'animal tourne rapidement sur sa gauche ,et s'enfuit en courant.
Il n'y a pas de célébration, ou de sentiment de triomphe, alors que je l'approche après une attente, d'environ 20 minutes. Il y a juste un bref moment de recueillement, alors que je sors mon couteau pour l'éviscérer.
Je vis à l'extérieur d'une grande ville, en zone péri-urbaine. Une bonne partie de ma viande, vient du boisé de chasse, et j'en suis fier.
De bonnes raisons de chasser
Premièrement, ça aide l'économie. Les dépenses effectuées, par les chasseurs aident les économies régionales.
Deuxièmement, c'est ''santé''. En chassant vous obtenez une viande, très saine. De plus, vous faites de l'exercice.
Troisièmement, ça aide l'espèce. Les chasseurs aident les autorités à contrôler, les populations de chevreuils.
La pratique de la chasse, est également un moyen privilégié par plusieurs, de se débarrasser du stress, causé par les villes, le trafic et la vie moderne en général.
C'était l'opinion du blogueur en ce 5 janvier 2019.



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