24 avr. 2019

Registre:Une mesure politique

Mais d’autres spécialistes croient que les registres, servent d’abord des fins politiques, s’avèrent peu efficaces, pour lutter contre les homicides, méfaits liés aux armes à feu.

Au nombre, on estime qu’un registre n’a aucune force dissuasive auprès des personnes susceptibles de commettre un meurtre. « Les armes à feu sont en cause dans moins du tiers des homicides alors qu’il y a près de deux millions de ces armes en circulation au Québec.


Selon ce dernier, l’enregistrement aura peu d’incidence sur « l’agir criminel », puisque trois crimes sur quatre, sont commis avec des armes clandestines. Sur 223 homicides commis, avec des armes à feu au Canada en 2016, 141 relevaient de règlements de comptes par des bandes criminelles.Pour ce qui est du suicide, les armes sont le mode responsable de 16 % de ces décès au Canada, loin derrière la pendaison (44 %) ou l’intoxication (25 %), plaide-t-il.  Si les gens ne peuvent se tuer avec un fusil, ils le feront avec d’autres moyens. Les politiciens veulent inculquer l’idée qu’un registre aura un impact, mais d’autres actions plus efficaces, comme l’éducation, pourraient être envisagées », avance ce criminologue, qui dit n’avoir aucun intérêt ni dans les armes ni dans la chasse.

Comme on le voit, à l’aune des mêmes chiffres, on peut considérer le verre « à moitié plein » ou « à moitié vide ».

Mais moi, il est clair que plusieurs études établissent une corrélation entre le nombre d’armes en circulation, les homicides et le taux de suicide. Les États-Unis, le Canada, et d’autres pays occidentaux ont des taux globaux, de suicide comparables (entre 11 et 12 par million d’habitants), mais la part des suicides, par arme à feu varie grandement, comptant pour 63 % des suicides chez nos voisins, mais seulement pour 16 % chez nous. Des facteurs culturels et sociaux entrent aussi en ligne de compte.

Pour ce chercheur, dire que « le principal problème » des armes à feu est la personne qui se trouve derrière l’arme, est une vision réductrice des facteurs, qui influencent les homicides et les suicides. « Il est clair que l’accès à l’arme facilite le passage à l’acte,


Il est faux de penser que tous les délinquants ou autres personnes exclues des registres pourront se procurer une arme sur le marché noir. »

Bref, le débat, même chez les scientifiques, continue de faire rage.

C'était l'opinion du blogueur en ce 24 avril 2019.

André Nanook Simard

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